Le
lavoir
Jadis, le mollet vif, la réplique maligne,
Devisant ou chantant tout le long du chemin,
Elles allaient porter, par le champ et la vigne,
Leur panière de linge au lavoir du moulin.
Elles s’agenouillaient sur les méchantes planches
Savonnaient et brossaient à gestes généreux,
Riaient et jacassaient en retroussant leurs manches
Le battoir bien en main rythmant leurs cris joyeux.
Tandis qu’elles rinçaient camisole ou corsage,
Qui dans l’onde claquait ainsi que voile au vent,
Elles riaient plus fort en penchant leur visage
Qu’elles voyaient flotter dans le miroir mouvant.
Devant l’eau qui moussait, devenait opaline,
Tordant le caraco de coton ou de lin,
Pouvaient-elles penser alors qu’une machine
Condamnerait un jour le lavoir du moulin.
Il
en existe bien dans quelques coins de France
Que touriste zélé se plaît à découvrir.
Mais ces lieux qui vivaient ne sont plus que silence.
Il n’en subsiste plus qu’un lointain souvenir.
Renée-Jeanne
Mignard.net
(avec
l'accord de l'auteur)
Mais
où sont les mousses d’antan ?
Dans
un joyeux tintamarre
De
giclées d’eau et de battoirs,
Perronelles
et Bécassines,
Perette,
Jeannette et Claudine,
Agenouillées
au bord de l’eau,
Exhibent
avec force ragots
Les
caleçons roses du gros curé,
Les
draps de la jeune mariée,
La
fine chemise
De
la marquise
Qu’on
retrouva chez l’avocat.
Où
est l’écho de leurs Sabbats ?
A
présent devant sa télé,
La
ménagère, triste, esseulée,
Entend
des rires enregistrés.
Finie
la joyeuse assemblée,
Fou-rires,
lazzi et gros mots !
C’est
la machine qui brasse l’eau.
Super-Daddy
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Bonjour,
Je m'occupe d'une association de théâtre amateur en Bourgogne.
A l'occasion des Journées du Patrimoine, nous donnons un spectacle sur le
thème des laveuses (car c'est ainsi qu'on les appelait chez nous).
J'aimerais savoir si vous m'accordez le droit d'afficher votre poème pour
illustrer le spectacle ce jour là (avec d'autres). Et si vous êtes
d'accord pour me donner votre nom, afin que j'inscrive celui-ci sous le poème.
Pour plus d'infos ou des détails contactez moi sur piplette71@n...f.fr
Cordialement
Bien sur, je suis d'accord pour
afficher ce poème pour illustrer le spectacle de ce jour là... Et
je vous propose aussi de le mettre en parallèle avec celui de Renée-Jeanne
Mignard.net comme ils sont présentés ici.
Bonjour,
Merci beaucoup. Je vous mets le dossier
de presse en pièce jointe. Encore merci. Laure
L’association
« Les Piplettes » vous propose des spectacles familiaux…
pour en savoir plus, visitez le blog !
http://unicef-piplettes.spaces.live.com/
© Journal de Saône-et-Loire -- Enchantement
avec Les Piplettes
Pour clore la semaine bleue, l'équipe d'animation, sous la houlette
de Laurence Poulios a proposé un magnifique spectacle aux résidents
de l'Ehpad. Les résidents du Canada, de Saint Henri et de la
demi-lune ont assisté à un spectacle haut en couleur avec la troupe
Les Piplettes d'Écuisses. Que de souvenirs avec les laveuses d'antan,
pour tous ces anciens. La nostalgie d'une époque révolue certes,
mais bien présente dans leur esprit. Le quotidien des laveuses, dites
aussi « les poules d'eau » à cause de leur langue déliée, les laveuses
du canal ne chômaient pas. Les résidents ont assisté aux étapes de
la lessive, agrémentés d'innombrables ragots. Un moment intense pour
tous les résidents, ou sourire et émotion s'entremêlait. Une action
qui, une fois encore favorise le lien social par l'entrée du théâtre
dans l'Ehpad. De nombreux échanges ont pu aussi avoir lieu, à
l'issue du spectacle autour d'un très convivial goûter.
G.C.
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C'est très champêtre. Et le climat est très bien restitué.
J'ai écris un texte sur la nostalgie des lavoirs: "Le cul des
lavandières" c'est un peu plus gaulois (kéke part sur le site)
Bravo superdaddy
Amitiés Ricocho
oui !!! cela laisse songeur ... le temps passe mais au lavoir ,il me
semble qu'il n'y avait pas l'eau chaude ? amitiés canaille
J'adore ce langage suranné...et évidemment, j'ai pensé au "C...
des Lavandières" de Ricoche! Amitiés, et au plaisir de
te relire! cidroline
"""Le cul des lavandières" c'est un peu plus
gaulois"""
Effectivement, là, c'est le regard (concupissant) de l'homme
Alors qu'ici c'est la nostalgie de la femme : finie la convivialité du
passé.
""" il n'y avait pas l'eau chaude ?"""
C'est vrai, mais il y avait tant de chaleur dans l'atmosphère! superdaddy
OH OH ! VOILA UN TRUCULeNT PETIT BIJOU oublié dans la fosse de
jepoeme
polaire
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