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Grammaire et linguistique

© Claude Danis

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Cours reçus en Français langue étrangère, dispensés par Monsieur Jean BUTIN, à l'Université de Saint-Etienne.

Syntaxe du Français – cours FLE – maîtrise

L’adjectif qualificatif

     

 

La GT donne une définition sémantique :

‘adjectif’ : qui s’ajoute à ; ‘qualificatif’ : qui indique une qualité

On voudrait une définition syntaxique d’une catégorie d’éléments, qui doit avoir un fonctionnement cohérent.

La GT donne ‘adjectif possessif, démonstratif, indéfini, interrogatif, exclamatif… !

En fait une partie de ceux-ci sont des déterminants : groupe de mots à gauche du nom.

Reste le problème des adjectifs ante-posés.

Donc : 

Est-ce une catégorie syntaxique homogène ?

Non à Quel est le nombre de comportements syntaxiques ?

Problèmes relatif à la place

A droite ou à gauche du nom : raison et interprétation ?

Compatibilité avec les adverbes de degré ?

En fait il y a seulement deux statuts syntaxiques :

structure de base ou structure dérivé par des transformations syntaxiques analysables.

Exemple : ‘sa voiture’ est dérivé de ‘la voiture de SN’ 

‘l’adjectif possessif’ est dérivé de ‘le(la, les) + N + ‘de’ + SN

L’adjectif qualificatif est toujours une structure de base.

Il existe des adjectifs qui sont des structures dérivés.

De quoi ? Quelles sont les transformations qui y aboutissent ?

L’adjectif de relation

Ces adjectifs ont un comportement notable : ‘une carte routière’

Ils sont toujours post-posés et incompatibles avec les adverbes de degré.

Ce sont en fait des dérivés de SP.

Rapport de commutation sémantique et syntaxique

‘La population de Saint-Etienne’ = ‘la population stéphanoise’.

C’est la transformation adjectivale.

Mais il existe des contraintes syntaxiques ou sémantiques : :

‘les habitants de Saint-Etienne’ = ‘les Stéphanois’ et non ‘les habitants stéphanois’

La transformation adjectivale est soumise à conditions
Elle dépend des séries de dérivation
Elle dépend du contexte syntaxique
Il peut y avoir commutation syntaxique mais non sémantique

‘une montre en or’ ≠  ‘une montre dorée’

ou aucune commutation possible :

‘une caisse en bois’ mais non : *’une caisse boisée’ mais : ‘un pays boisé’

Donc il existe une transformation adjectivale

qui permet de passer d’un SP à un adjectif de relation, mais pas systématiquement.

Il y a des restrictions morphologiques

Existence d’un dérivé et forme, ce qui est impossible à prévoir.

Par exemple les noms de villes ou de pays donnent tous des adjectifs de relation, mais cet adjectif découle quelques fois d’un nom ‘savant’ et sont donc difficiles à connaître.

Et des restrictions syntaxiques.

Cela fonctionne dans certains contextes, pas dans d’autres.

On peut démontrer que l’adjectif de relation découle du SP et non l’inverse.

En effet, les structure de base ne peuvent pas être ambiguës :

‘la population de Paris’  à ‘la population parisienne’

‘la circulation à Paris’  à ‘la circulation parisienne’

‘la vie à Paris’           à  ‘la vie parisienne’

Il y a deux SP(à) et un SP(de) qui donnent le même syntagme adjectival.

Il y a ambiguïté syntaxique ce qui prouve que c’est une structure dérivée.

 

‘le train de Paris’       ‘le train qui va à Paris’             ambiguë

ou :                        ‘le train qui vient de Paris’            donc dérivée

‘la peur du gendarme’ à  ‘le gendarme a peur’  ou  ‘on a peur du gendarme’ ?

 

Donc les adjectifs de relation sont à différentier des adjectifs proprement dits ::

Ils sont en rapport avec un SP.

Ils sont toujours post-posés et accolés au nom.

Ils n’admettent pas d’adverbe de degré.

 

Exemple : ‘un projet ministériel’ = ‘un projet du ministre’ ou ‘du ministère’

Par contre, dans ‘un projet ministériel important’, ‘important’ peut être antéposé :

‘un important projet ministériel’, et admettre un AdvD ‘un projet ministériel très important’.

Mais le groupe (N + adjectif de relation) est indissociable.

S’il y a deux adjectifs de relation, l’ordre n’est pas quelconque :

‘la politique de l’Europe’          à ‘la politique européenne’

‘la politique de l’agriculture’     à ‘la politique agricole’

on peut dire seulement :

‘la politique agricole de l’Europe’              

mais pas :    *’la politique de l’agriculture de l’Europe’

‘la politique européenne de l’agriculture’    -     *’la politique de l’Europe agricole’

ou ‘la politique agricole européenne’           -    *’la politique européenne agricole’

Ces autres énoncés sont a-grammaticaux ou douteux.

De plus il ne peut pas y avoir de coordination :

*’la politique agricole et européenne’ est a-grammatical.

La GT ne fait pas de distinction entre les adjectifs de relation et les adjectifs proprement dits, ni d’analyse de ce qu’est un ‘complément du nom’ ou un ‘complément de l’adjectif’.

Le rôle du contexte est déterminant, et l’adjectif de relation conduit souvent à une ambiguïté syntaxique.

‘les rayons solaires’      à  ‘les rayons du soleil’

‘une crème solaire’       à  ‘une crème contre le soleil’

‘la campagne présidentielle’     à  ‘la campagne du Président’

ou :                                          à  ‘la campagne pour la présidence’

On ne peut parler d’adjectif de relation que s’il y a commutation systématique

Exemple :          ‘dentaire’ dans ‘des problèmes dentaires’

commute avec ‘des problèmes de dents’ ou ‘de dentition’

On lit sur une affiche ‘la nuit dentaire’, qu’on comprend : ‘la nuit de l’école dentaire’

Dans cet exemple, il y a plusieurs translations syntaxiques :

‘école dentaire’ (N + Adj)                   à ‘dentaire’ (N)

puis ‘la nuit de dentaire’ (relation)   à ‘dentaire’ (adjectif de relation)

‘Le déficit du budget du gouvernement de la France’ pourrait donner :

‘le déficit budgétaire gouvernemental français’…

‘la vie du parlement’ à  ‘la vie parlementaire’

Il y a cependant des nuances de sens entre le complément du nom et l’adjectif de relation.

L’adjectif proprement dit

L’adjectif est associé à un nom. Quelles sont les contraintes syntaxiques et sémantiques ?

Il y a quatre cas de figure :

Adjectif toujours antéposé

Adjectif toujours post-posé

Tantôt ante, tantôt post-posé

Sans opposition sémantique perceptible :

‘une histoire étonnante’ ou ‘une étonnante histoire’

ou avec opposition sémantique nette :

‘un homme pauvre’ ou ‘un pauvre homme’

Les paramètres résultent de contraintes croisées :

Historiques

Combinaisons libres ou séries figées

Aspects sémantiques

Emploi métaphorique

Contraintes syntaxiques

                               Avec ou sans adverbe de degré

Traits syntaxiques ou sémantiques du nom

Il existe des critères formels

Les adjectifs de relation sont toujours post-posés

Ils commutent avec un syntagme prépositionnel et ne sont analysables qu’en contexte.

Tout adjectif attributif (construit avec un SP) est post-posé.

‘un bon vin’, mais ‘un vin bon à boire’

La présence ou l’absence d’un adverbe de degré peut modifier la place de l’adjectif .

Toute transformation de coordination a un effet.

Dans les autres cas

Il existe des paramètres qui constituent une régularité statistique (en contexte seulement)

Expansion à droite ou à gauche

Traits sémantico-syntaxiques du nom et de l’adjectif

Traits métaphoriques ou non

 

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